Grippe aviaire : abaissement du risque au niveau modéré

Compte tenu de l’amélioration de la situation sanitaire en France vis-à-vis de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène et dans les couloirs de migration ascendante, le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire (MASA) a abaissé, par arrêté ministériel publié au JORF du 18 mars 2024 le risque vis-à-vis de l’IAHP au niveau “modéré”.

Plusieurs raisons justifient cet abaissement de niveau de risque :

En France, au 16 mars, dix foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) sont recensés en élevage depuis la première détection dans une exploitation agricole le 27 novembre 2023. À titre de comparaison, 315 foyers étaient recensés à la même date l’an passé.

Au niveau européen, le virus a actuellement une faible incidence sanitaire dans les couloirs de migration ascendants traversant la France, tant sur le front nord (mer Baltique, mer du Nord, Manche), que sur le front est/sud-est (Europe centrale, Italie, Suisse).

L’ abaissement du niveau de risque rend possible, d’une part, la sortie des canards en parcours extérieur et, d’autre part, la sortie des autres volailles.

Des conditions d’accès restent cependant prévues pour les zones humides situées sous des couloirs de migration (dites zones à risque particulier ou ZRP, au nombre de 123 dans le département de la Loire).

  • Dans les ZRP, les canards de plus de 42 jours peuvent sortir en parcours extérieur adapté à la réduction de la contamination de la faune sauvage, après l’avis favorable du vétérinaire.
  • Dans les ZRP, les poules pondeuses élevées en plein air, les dindes de plus de 8 semaines et les poulets de chair et les pintades de plus de 6 semaines peuvent sortir en parcours adapté pour des motifs de bien-être animal.

Par ailleurs, afin de prévenir le risque de diffusion, tout mouvement d’un élevage vers un autre élevage doit être précédé, 72h avant le mouvement, de tests virologiques pour les canards ayant été en parcours extérieurs.

Cette amélioration de la situation sanitaire ne doit toutefois pas conduire à un relâchement de la prévention. La vigilance et le strict respect des mesures de biosécurité en vigueur sont de mise.

Ces informations sont disponibles sur le site internet des services de l’Etat.